Ces informations présentent les prises en charge du cabinet. Les signes décrits ne permettent pas, à eux seuls, de poser un diagnostic. Le parcours et les examens sont adaptés à chaque patient, en lien avec les professionnels de santé concernés.
Il est prescrit dans le cadre du suivi d’un strabisme, d’une paralysie oculomotrice mais également dans le cadre de symptômes particuliers : visuels, oculaires et généraux comme :
Signes généraux
Signes visuels
Signes oculaires
Dans le cadre de déséquilibres binoculaires (atteinte des capacités fusionnelles et de la motricité oculaire), des signes fonctionnels, pouvant être handicapant pour la vie quotidienne, apparaissent. Le but de cette prise en charge est, de rééquilibrer la fusion et de normaliser la motricité oculaire. Il s’agit d’une rééducation adaptée à chaque patient.
Il s’agit pour l’orthoptiste :
Le bilan basse vision aide le patient à mieux comprendre son déficit, ses capacités visuelles et leurs limites, le retentissement de cette affection sur son quotidien.
Il débouche ou non sur un projet de rééducation orthoptique « basse vision ».
Il favorise l’information du patient sur les aides et les structures existantes : aides optiques, livres en caractères agrandis, bibliothèques sonores, associations, autres rééducateurs.
Les bilans de contrôle sont indispensables pour s’assurer du maintien des acquis, mais aussi en cas d’évolution de la pathologie. Ils favorisent une orientation plus adaptée en cas d’aggravation de la malvoyance
La rééducation orthoptique basse-vision n’améliore pas la vue, elle ne stabilise pas la maladie, elle améliore les capacités d’adaptation. Les résultats sont qualitatifs et non pas quantitatifs. Elle s’insère dans une prise en charge globale et pluridisciplinaire pour améliorer la qualité de vie !
Cela concerne une malvoyance dans le cadre d’une pathologie de type : rétinite pigmentaire, glaucome, myopie forte, DMLA...
Mais aussi dans le cadre de difficultés visuelles suite à des pathologies neuro dégénératives avec ou sans diminution du champ visuel. (Parkinson, paralysies supranucléaires, AVC, AIT, Sclérose en plaque …)
Le bilan orthoptique est un examen important pour l’étude du capteur oculaire dans le cadre d’un déséquilibre postural.
La posture est régulée par un système sensori-moteur complexe et automatique (inconscient) : l’ajustement du tonus des chaînes musculaires dépend des informations provenant des entrées du système postural : (vestibule, œil, dents, langue, proprioception, viscéroception, et extéroception plantaire), le tout étant sous le contrôle du système nerveux central.
Quand tout se passe bien, les informations issues des capteurs et parvenant au cerveau sont cohérentes, ils lui permettent de tendre les muscles de manière efficace et harmonieuse, la posture est alors bien contrôlée : le sujet est stable.
Dans le cas contraire, lorsque les informations sont contradictoires ou nociceptives (parasites), elles vont gêner la régulation de l’équilibre au lieu de l’aider. Ces fausses informations (ou conflictuelles) sont en effet responsables d’ordres moteurs inappropriés : les muscles ne sont plus tendus de façon harmonieuse et cela entraine des problèmes posturaux qui peuvent générer à leur tour des dysfonctionnements secondaires.
L’orthoptiste doit alors vérifier la performance des entrées mises en question par différents bilans spécifiques dont le bilan orthoptique postural.
Dans la vie de tous les jours, notre regard est utilisé la majeure partie du temps lorsque nous sommes en mouvement. Pour pouvoir stabiliser ce regard alors que nous marchons ou que nous bougeons la tête, il est important que des mécanismes de coordination œil/tête entrent en jeu et qu'un système régulateur puisse assurer la stabilisation de l'image sur la rétine en toute circonstance.
C'est à ce niveau qu'intervient le système vestibulaire, véritable ensemble de circuiteries neuronales complexes qui, par le biais de l'oreille interne et du réflexe vestibulo-oculaire (RVO), a des liens très étroits avec le système visuel.
La prise en charge vise à améliorer la stabilisation du regard et les stratégies visuelles utiles à l’équilibre, selon le bilan et la situation du patient. Elle peut s’inscrire dans un suivi pluridisciplinaire.
Ainsi l’orthoptiste pourra aider les patients souffrant d’affections telles que la maladie de Ménière, la névrite vestibulaire, ou tout autre trouble siégeant à l'un ou l'autre niveau de la chaîne de stabilisation du regard et dont les conséquences seront visuelles.L’orthoptiste pourra également traiter « l’hyper-dépendance visuelle » et le mal des transports.
Une paralysie oculomotrice est une diminution de la force d'un muscle, ce qui se traduit par une réduction du mouvement de rotation du globe oculaire dans le sens correspondant au muscle paralysé.
La paralysie peut se manifester à tout âge. Il existe des paralysies congénitales, qui peuvent être secondaires à des anomalies neurologiques, anatomiques, à un traumatisme
La paralysie peut être également acquise, on distingue les causes vasculaires (dues au diabète sucré, à l'hypertension), infectieuses, inflammatoires, tumorales et traumatiques.
Le bilan orthoptique réalisé par l’orthoptiste précise le ou les muscles atteints, permet de proposer une éventuelle prismation pour soulager le patient d’une vision double.
La prise en charge orthoptique permet également un suivi de l’évolution avec les schémas de coordimétrie (HESS WEISS)
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